Les écoles catholiques challandaises se penchent sur le rythme de l’enfant.

rythmes-scolaires.jpgVous le savez tous, les écoles d’enseignement catholique de Challans, comme la quasi-totalité des écoles du même réseau dans le département ont choisi de ne pas appliquer en l’état, la réforme des rythmes scolaires. Ce choix n’a évidemment rien à voir avec un désintérêt du rythme de l’enfant. C’est la raison pour laquelle, un groupe de travail a été constitué pour se pencher sur la question.

Après la décision de rester à la semaine de 4 jours à la rentrée 2014, les chefs d’établissement des écoles Notre Dame et Alliance ont décidé de constituer un groupe de réflexion autour du rythme de l’enfant ; car la réforme des rythmes scolaires imposée aux écoles publiques et aux collectivités locales, a eu le mérite d’amorcer une réflexion plus globale sur le rythme des enfants que nous accueillons dans leur contexte familial et social. Ce groupe de travail, constitué de représentants des enseignants, des parents, du personnel de service et de l’organisme de gestion, s’est déjà réuni à deux reprises depuis le début de l’année.

Cette démarche locale s’inscrit aussi dans le cadre d’une initiative lancée par l’Enseignement Catholique de Vendée. En effet, les chefs d’Etablissement des école Notre Dame et l’Alliance ont eu l’occasion de participer avec leurs homologues du département, à un séminaire présidé par Claire Leconte (voir son site web ici), chronobiologiste et psychologue de l’éducation. De cette journée riche en enseignements, sont ressortis 3 axes forts qui devront être repris localement :

  • C’est bien le temps de l’enfant dans sa globalité qu’il faut reconsidérer, et non uniquement le temps scolaire. Il est donc nécessaire de sensibiliser l’ensemble des communautés éducatives au respect des horaires biologiques des individus, et plus particulièrement celui du rythme veille/sommeil. Nos écoles vont donc commencer par œuvrer pour informer afin de faire “culture commune”.
  • Claire Leconte est formelle : c’est bien la matinée qui est propice aux enseignements et c’est bien le midi et le début d’après-midi, qui correspondent au “temps faible” de la journée. Nos écoles peuvent donc commencer par revoir leurs horaires, repenser les temps de pause, sans oublier les dispositifs pédagogiques. Avoir cours le mercredi matin irait bien dans ce sens, mais il importe de prendre en compte les contraintes organisationnelles et financières pour les familles (horaires de fin de cours, participation financière aux activités périscolaires), nos écoles (disponibilité des locaux, du personnel, coûts supplémentaires, sécurité…) et pour les collectivités locales (vie des associations sportives et culturelles, financement des activités…) Mais si cela s’inscrit dans le cadre d’un projet collectif partagé par tous, alors tout sera possible.
  • Il est vain de penser que l’enfant apprend et développe des compétences uniquement sur les temps scolaires, qui constituent moins de 10% de son temps global. Il importe donc de développer l’articulation des temps de l’enfant afin qu’ils soient en cohérence les uns par rapport aux autres, et non juxtaposés. Nos écoles vont essayer de repenser la coordination entre le temps scolaire et les temps périscolaires qu’elles font vivre actuellement.

Quelle suite donner à cette réflexion ? Tout d’abord, nous allons tenter d’initier le temps de l’information et de la sensibilisation des communautés. En parallèle, nous allons certainement expérimenter des “petites choses” dont les effets positifs, nous l’espérons, permettront d’initier de plus grandes évolutions. A suivre donc…

Ci-dessous, une vidéo présentant le positionnement de Claire Leconte, chronobiologiste et chercheuse en psychologie :

Les commentaires sont fermés